LE CABINET

PLEIADE - CABINET WATRIN est un cabinet d’avocats indépendant intervenant dans les domaines du droit des affaires et de la fiscalité.
PLEIADE - CABINET WATRIN assiste les PME dans leurs activités et leur développement par un accompagnement suivi ou ponctuel via la mise en place de solutions juridiques et fiscales adaptées aux objectifs définis avec le client, dans un souci de sécurité et de pérennité.
Au-delà du droit nos valeurs sont « fidélité et rigueur ».
PLEIADE - CABINET WATRIN s’est construit autour d’une clientèle historique dans le domaine de l’immobilier professionnel, du logement social, des activités bancaires et financières et des secteurs du tourisme et des CHR.

EXPERTISES

FISCALITÉ
La fiscalité de l’entreprise et de ses actionnaires est certainement l’une des clés de leur réussite, dans un environnement très évolutif et très contrôlé. Le Cabinet assiste ses clients dans la création et dans l’évolution de leur entreprise. Il les accompagne tout au long de leurs projets.
Le Cabinet intervient pour assister ses clients dans la gestion fiscale de l’entreprise :
✓ revue des déclarations fiscales : TVA, impôt sur les sociétés, taxe sur salaires, CFE, CVAE, gestion des déficits,
✓ la gestion fiscale des groupes : le Cabinet a une longue pratique en matière d’intégration fiscale (option, convention, sortie, …),
✓ d’optimisation et de sécurisation des flux financiers intra-groupe : audit des relations intra-groupe, mise en place de conventions.
Fusion
Fusion, apport d’actif, TUP et scission : le choix des modalités de restructuration est un facteur déterminant dans la réussite des projets. Nos préconisations sont issues d’une analyse propre à chaque situation pour répondre sur le plan juridique et fiscal aux objectifs choisis (options et obligations fiscales).
Transmission d’entreprises
Mise en place de schémas sécurisés avec les mécanismes d’incitation fiscale (départ retraite, pacte Dutreil, démembrements) et la création des structures juridiques adaptées à chaque situation.
Le Cabinet a une pratique reconnue de la fiscalité immobilière :
✓ TVA immobilière (fiscalité des terrains à bâtir, immeuble en rénovation, …),
✓ régime de réduction des droits de mutation (achat revente),
✓ opération complexe de promotion, d’aménagement, ou d’accession (PSLA),
✓ opération de structuration d’investissement : choix des structures juridiques et des régimes fiscaux adaptés.
Le Cabinet assiste ses clients à l’occasion des contrôles fiscaux, à tous les stades de la procédure qu’elle soit amiable (débat, réponse à contradiction), ou contentieuse (réclamation, requête).
Le Cabinet intervient :
✓ pour les contrôles des entreprises et des groupes (IS, TVA, taxe sur salaires),
✓ pour les vérifications portant sur les éléments patrimoniaux (revenus fonciers, déclaration IFI, donation, succession).
Que ce soit pour le patrimoine professionnel du dirigeant ou son patrimoine privé, l’ingénierie fiscale est un levier essentiel de la rentabilité des investissements et de la préservation du patrimoine.
La pratique de notre Cabinet est de mettre en place des solutions pérennes et sécurisées pour une gestion saine et sûre de la charge fiscale (IS – IR et IFI), dans une perspective d’optimisation ou de transmission.

DROIT DES SOCIÉTÉS
Accompagner nos clients dans l’organisation juridique courante de leur entreprise et de ses actionnaires. Notre Cabinet assiste ses clients dans la création et dans l’évolution de leur entreprise Il les accompagne tout au long de leurs projets, que ce soit dans le cadre d’un suivi juridique courant, mais aussi lors d’opérations ponctuelles.
✓ Élaboration de la documentation juridique courante et des actes de la société : approbation des comptes, nomination des dirigeants, modifications statutaires.
✓ Opérations sur capital : émission de titres et d'options, restructuration des capitaux propres, accomplissement des formalités.
✓ Pactes d’actionnaires : négociation et rédaction des actes, de clause de gouvernance, de cession, de sortie, de stabilité du capital.
✓ Résolution de conflits d'actionnaires : assistance, négociation, mise en place de protocole.
GROUPES
✓ Création du groupe : prise de participation, filialisation des activités et constitution des holdings.
✓ Apports de titres, d’actifs ou de branche d'activité.
✓ Transformation de sociétés.
✓ Opération sur capital.
✓ Création de catégories d’actions ou de valeurs immobilières (actions de priorité, BSA, actions gratuites, obligations, …).
✓ Convention d’assistance, ou d’animation, management fees.
✓ Comptes courants d’associés.
✓ Convention de trésorerie.

STRUCTURATION - FUSIONS - ACQUISITIONS
Accompagner le dirigeant dans ses choix pour le développement ou l’évolution de l’entreprise.
✓ Mise en place de Holding active ou passive par des opérations d’apports partiels d’actifs ou de fusions.
✓ Structurations des activités opérationnelles : exploitation, ou location gérance et des actifs immobiliers.
Le Cabinet intervient pour :
✓ la préparation des opérations : choix des modalités juridiques et fiscales et due diligences,
✓ la rédaction de toute la documentation contractuelle de réalisation : traité, contrat d'apport, …
✓ Audits juridiques d’acquisition, due diligences, organisation et suivi de data rooms.
✓ Suivi des aspects réglementaires propres aux activités ciblées (Hôtellerie – Restauration, établissements financiers).
✓ Recherche et mise en place de solutions pour l’optimisation des opérations de cession ou d’acquisition : organisation juridique et fiscale des structures pour consolider au mieux les flux dédiés au financement et les flux attendus (dividendes ou plus-values ou redevances).

INGÉNIERIES PATRIMONIALES
Qu’il s’agisse du patrimoine professionnel ou privé, les choix juridiques et fiscaux seront déterminants tant pour optimiser les revenus que pour pérenniser le capital économique et privé..
✓ L'ingénierie fiscale des investissements : sociétés de personnes ou sociétés de capitaux, modalités d'imposition des revenus (IS ou IR).
✓ Modalités de détention des actifs : structure foncière, démembrement (Usufruit, Nue propriétés) sur titres ou actifs.
✓ Adaptation selon la typologie d'investissements (structure à prépondérance financière ou immobilière).
Anticipation et gestion des transmissions patrimoniales :
✓ organisation et optimisation de la transmission inter-génération,
✓ utilisation des mécanismes de donation et de démembrement, et d'apport en société.
✓ Modes et structures de détention.
✓ Incidences sur les rémunérations : rémunération opérationnelle, dividendes, plus-value.
RÉSIDENTS
✓ Choix des véhicules d'investissement.
✓ Stratégie fiscale et IFI (suivant convention fiscale applicable).
SECTEURS D'INTERVENTION
Les PME constituent la trame du tissu économique français. Elles sont portées par des entrepreneurs dédiés au développement de leur activité. Dans un environnement juridique et fiscal complexe outre l’organisation, le management et le développement de projets, l’équipe dirigeante doit être assistée pour prendre les meilleures décisions. Notre Cabinet travaille dans une étroite collaboration avec ses clients pour répondre à leur besoin sans constructions juridiques artificielles ou alambiquées, en privilégiant toujours la mise en place de solutions adaptées et pérennes.
Notre cabinet a une expertise reconnue auprès des promoteurs, lotisseurs, et marchands de biens pour lesquels nous intervenons notamment dans la gestion fiscale des projets et programmes en matière de :
- TVA (choix et options) des droits de mutations et de la fiscalité des opérations immobilière,
- structuration des projets et des partenariats (filiale commune),
- structuration des opérations complexes et opération de rénovation urbaines.
Notre Cabinet intervient également auprès d’acteurs du logement social (organismes d’HLM, collectivités et SEM locales), pour les assister dans la gestion de la TVA sur leurs programmes et leur parc (cession / rénovation). Nous les accompagnons également dans la préparation de la gestion fiscale des opérations d’accession par exemple, ainsi que pour les questions relatives à la fiscalité des entités dans le cadre de leurs activités statutaires et des régimes spécifiques liés à leurs statuts (organismes d’HLM – ESH et coopératives).
Dans ce secteur le Cabinet intervient pour les opérations fiscales et déclaratives propres aux secteur bancaires et financiers. Nous intervenons pour assister les établissements dans la gestion de la fiscalité bancaire courante (TVA – IS – Taxe sur les salaires …). Nous intervenons également dans la fiscalité des opérations particulières que ce soit dans le domaine de la gestion d’encours ou dans les opérations de de structuration.
Ce secteur a connu de profondes mutations au cours des dernières années, avec des contraintes croissantes en matière de positionnement tarifaire, et de réglementation (normes), ainsi que de nouvelles exigences sur le plan marketing. Le cabinet accompagne des groupes indépendants dans leur activités, la structuration de leur groupe et dans leur développement. Notre expertise dans ce secteur nous permet d’assister nos clients dans les opérations d’acquisition (structuration juridique et fiscale, audits d’acquisition) ou à l’occasion de la cession ou de la transmission d’établissements.
Dans le domaine de la restauration l’exploitant consacre son temps à la gestion et à la tenue de son affaire et a besoin au quotidien d’un conseil qui puisse lui proposer des solutions adaptées à son activité et à sa situation professionnelle. Dans un contexte réglementaire de plus en plus complexe, il faut adapter les structures et les modes d’exercice pour que le cadre juridique, fiscal et financier soit le plus adapté optimisé et pérenne, que ce soit dans le choix des structures (SAS/SARL/SNC à l’IS), de la rémunération des dirigeants (RSI versus dividendes) ou des modes d’exploitation (location gérance).

L'ÉQUIPE

Olivier WATRIN - Avocat à la Cour
Praticien du droit fiscal depuis près de 30 ans, Olivier WATRIN accompagne les PME françaises ainsi que leurs dirigeants. Il a notamment développé une expertise dans le domaine de l’immobilier, notamment auprès des professionnels et d’acteurs de logement social, dans la fiscalité bancaire et financière ainsi que dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.
Il a débuté sa carrière au sein du Cabinet Francis Lefebvre ensuite rejoint le Cabinet d’Avocats Coopers & Lybrand. Il participe en 1995 à la création du Cabinet d’Avocats Magellan en qualité d’associé responsable du département fiscal. Puis en 2000 il fonde sa propre structure.
Yaël ROUACH - Avocat à la Cour
Après une formation en droit des affaires et fiscalité, Yaël ROUACH intervient depuis 20 ans dans le domaine du droit des sociétés pour accompagner les entreprises et leurs dirigeants, tant pour le suivi juridique courant ou pour les opérations exceptionnelles de restructuration de cession et d’acquisition. Elle a développé une compétence notamment en matière de gouvernance et de pacte d’actionnaires.


Lihor RUDOWICZ - Avocat à la Cour
Titulaire d’un Master II de droit fiscal (Panthéon Sorbonne), Lihor RUDOWICZ , a rejoint le Cabinet en 2018. Il intervient plus particulièrement dans le domaine des restructurations juridiques et patrimoniales, ainsi que dans les opérations relatives aux contrôles fiscaux.
Isabelle NGUYEN - Juriste Fiscaliste
Titulaire d’un DEA de finances publiques et fiscalité (Paris II), Isabelle NGUYEN a rejoint le Cabinet en 2019 après une expérience de 10 années à la direction juridique et fiscale d’un établissement financier. Elle a développé des compétences particulières dans le domaine des restructurations, de la fiscalité bancaire et financière et de la fiscalité des groupes.

ACTUALITÉS
Le CAA de Nantes considère que des travaux de viabilisation réalisés sur des terrains à bâtir n'ont pas pour effet de transformer ces terrains en immeuble au bâti au regard de la TVA.
Au cas particulier, elle juge que "la circonstance que les parcelles cédées ont fait l'objet d'aménagements de viabilisation, qui ont été utilisées lorsqu'elles servaient de terrains de camping ou de caravaning n'a pas pour effet de leur donner un caractère bâti".
A l'aune de cette décision le régime de TVA sur marge, dont l'application est subordonnée à la condition d'identité juridique entre le bien acquis et cédé, serait applicable à des terrains à bâtir sur lesquels ont été réalisés des travaux de viabilisation.
Fiscalité immobilière
- Prorogation de la déductibilité des abandons de créances de loyers jusqu'au 30 juin 2021 (Article 20).
- Instauration d'un crédit d'impôt pour les bailleurs accordant des remises de loyers à leurs locataires au titre du mois de novembre 2020 (Article 20).
- Durcissement des conditions de l'exonération prévue en cas de cession d'immeubles destinés au logement social (Article 14).
- Prolongation et aménagement du dispositif PINEL jusqu'au 31 décembre 2024 (Article 168).
Fiscalité locale
- Baisse de la CVAE à hauteur de 50 % et ajustement du plafonnement de la CET à hauteur de 2 % de la valeur ajoutée (Article 8).
- Exonération de la CET en cas de création ou d'extension d'établissements (Article 120).
Fiscalité financière
- Suppression de l'obligation pour les entreprises d'envoyer systématiquement à l'administration fiscale le document récapitulant les positions symétriques (Article 181).
BIC/IS
- Neutralisation fiscale temporaire de la réévaluation libre des actifs (Article 31).
- Aménagement du régime d'imputation sur une base élargie des déficits transférés sur agrément (Article 30).
- Relèvement du chiffre d'affaires limite des PME à 10 M€ pour bénéficier du taux réduit d'IS de 15 % (Article 18).
- Instauration d'un crédit d'impôt à hauteur de 30 % des dépenses engagées pour la rénovation énergétique des locaux des TPE et PME (Article 27).
- Assouplissement et prorogation du régime fiscal des plus-values de cession de locaux professionnels transformés en logements (Articles 17 et 25).
Impôt sur le revenu
- Dispositif MADELIN : reconduction du taux majoré de 25 % jusqu'au 31 décembre 2021 en cas de souscription au capital initial ou aux augmentations de capital des PME (Article 110).
TVA
- Clarification des règles de TVA applicables aux offres composites (Article 44).
- Création d'un régime de groupe TVA en vue d'une application au 1er janvier 2023 (Article 162).
- Le délai dont disposent les bailleurs sociaux pour payer la TVA due au titre des livraisons à soi-même de certains logements locatifs sociaux neufs est porté de trois mois à six mois suivant l'achèvement de l'immeuble (Article 47).
- L'application du taux réduit de 5,5 % est étendue à l'ensemble des livraisons d'immeubles destinés à faire l'objet d'un bail réel et solidaire à un organisme de foncier solidaire, ainsi qu'aux travaux réalisés en vue de la conclusion d'un tel bail (Article 48).
Procédure
- Le taux des intérêts de retard moratoires est maintenu à 0,2 % (Article 68).
- Suppression du caractère obligatoire de l'enregistrement de certains actes de société (Article 67).
Afin de soutenir les entreprises rencontrant des difficultés économiques en raison de l'épidémie de Covid-19, le Gouvernement a annoncé l'instauration d'un crédit d'impôt pour inciter les bailleurs à abandonner une partie des loyers exigibles des entreprises employant moins de 250 salariés qui :
- sont fermées administrativement ;
- appartiennent au secteur de l'hôtellerie, cafés, restauration.
L'octroi du crédit d'impôt serait subordonné à la renonciation à au moins un mois de loyer sur les mois d'octobre, novembre et décembre 2020.
Le crédit d'impôt serait égal à 30 % du montant des loyers abandonnés.
Cette mesure sera insérée dans le projet de loi de finances pour 2021 par voie d'amendement.
En principe, les propriétaires de biens immobiliers sont redevables des taxes foncières dont l’échéance est, pour la majorité des contribuables, le 15 octobre 2020.
Pour faire face à la crise sanitaire actuelle, et suite aux mesures administratives restreignant l’activité de plusieurs secteurs économiques, Bercy vient d’annoncer dans un communiqué de presse du 12 octobre 2020, que les entreprises propriétaires et exploitantes de leur local commercial ou industriel, qui se trouvent en difficulté pour s’acquitter des taxes foncière, peuvent solliciter, sur simple demande auprès du centre des finances publiques indiqué dans leur avis de taxe foncière, un report de trois mois de leur échéance.
Cette mesure s’ajoute au dispositif de plans de règlement permettant aux entreprises d’étaler, sur une durée maximum de trois ans, leurs impôts professionnels dus pendant la période de la crise sanitaire et non encore réglés.
Le projet de loi de finances pour 2021 a pour principal objectif répondre à la crise économique et sanitaire actuelle et comporte notamment les mesures fiscales suivantes :
- Baisse de la CVAE à hauteur de 50 % et du plafonnement de la CET à 2 % de la valeur ajoutée (article 3) ;
- Prolongement de l’exonération de la CET en cas de création ou d’extension d’établissements pour une durée de 3 ans (article 42) ;
- Neutralisation fiscale temporaire des conséquences fiscales de la libre réévaluation des actifs (article 5) ;
- Clarification des règles de TVA applicables aux offres composites (article 9) ;
- Introduction du régime de groupe TVA à partir du 1er janvier 2023 et révision du champ d’application du groupe autonome de personnes (article 45) ;
- Fixation du taux des intérêts de retard et moratoire à 0,2 % (article 20) ;
- Suppression du caractère obligatoire de l’enregistrement des actes de société concernant les augmentations de capital, réductions de capital, constitutions de groupement d’intérêt économique, et amortissements de capital (article 18).
Le Conseil Constitutionnel juge que, pour la période antérieure à 2018, sont inconstitutionnelles les dispositions de l’article 210 F, 1-a du CGI, qui excluaient du bénéfice du taux réduit de l’IS les plus-values réalisées lors de la cession d’un local professionnel destiné à être transformé en logement lorsque le cessionnaire est une SCCV dès lors qu’en réservant l'application de l'avantage fiscal aux plus-values de cessions réalisées au profit d'une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés, le législateur ne s'est pas fondé sur un critère objectif et rationnel en fonction du but de création de logements qu'il s'est proposé.
Dès lors, les dispositions contestées de l’article 210, F, 1-a du CGI méconnaissent le principe d'égalité devant les charges publiques.
Le remboursement des créances de CICE peut être refusé au motif que la société n'a pas respecté ses obligations déclaratives auprès de l'organisme collecteur des cotisations sociales.
Le calcul de la parité d’échange sur une base différente de la valeur réelle caractérise une subvention, même lorsque l’apport doit être fiscalement réalisé par référence aux valeurs comptables, subvention qui doit être déclarée sous peine de l’amende de 5 %.
Depuis 1er janvier l’amende de 5% n’est plus applicable aux subventions intragroupes.
Le Conseil d’Etat a transmis les questions préjudicielles suivantes à la CJUE portant sur les conditions d’application du régime de TVA sur marge :
- est-il réservé exclusivement aux acquisitions qui ont été soumises à la TVA mais pour lesquelles l’assujetti n’a pas eu le droit de récupérer la TVA ?
- est-il applicable dans les deux hypothèses suivantes :
- lorsque les terrains, acquis non bâtis, sont devenus, entre le moment de leur acquisition et celui de leur revente par l’assujetti, des terrains à bâtir (condition d’identité juridique),
- lorsque ces terrains font l’objet, entre le moment de leur acquisition et celui de leur revente par l’assujetti, de modifications de leurs caractéristiques telles que leur division en lots et/ou de travaux de viabilisation.
La réponse de la CJUE devrait intervenir dans un délai de deux ans, et permettra d’apporter des précisions sur les conditions d’application du régime de TVA sur marge, notamment à la suite de la décision PROMIALP du Conseil d’Etat.
Dans ces décisions, les juges appliquent la condition d’identité juridique dans la situation dans laquelle un marchand de biens, acquière un ensemble immobilier sur lequel est implanté une ou plusieurs constructions, et divise cet ensemble immobilier en plusieurs parcelles qu’il revend.
La division de l’ensemble immobilier a pour effet que les constructions existantes ne sont incorporées que sur certains des lots cédés.
Dès lors, Les juges considèrent que le régime de TVA à la marge n’est pas applicable à la cession des lots sur lesquels n’est implanté aucune construction, dès lors qu’ils ont été acquis comme des terrains bâtis, et sont revendus comme des terrains à bâtir.
La Haute juridiction administrative fait une interprétation extensive des dispositions de l'article R-256-1 du LFP en considérant qu'en cas de pénalités mises à la charge d'une société-mère intégrées à la suite d'un contrôle d'une de ses filiales, l'administration fiscale doit communiquer à la société-mère non seulement le montant des pénalités mais également les modalités de détermination de celles-ci.
L’administration fiscale précise que pour l’exonération prévue cas de cession au profit d’un opérateur privé qui s’engage à réaliser des logements sociaux (article 150 U II 8 °du CGI), le prorata de superficie de logements sociaux, déterminant la quote-part de plus-value exonérée, s’apprécie non pas parcelle par parcelle, mais à l’échelle du programme immobilier dans son ensemble, et ce peu importe que les parcelles aient été acquises auprès de vendeurs distincts.
La CJUE justifie la taxation d’une indemnité à la TVA par le critère de l’équilibre économique du contrat, ce qui peut annoncer une tendance vers la taxation plus générale d’autres indemnités négociées.
Au cas particulier, la CJUE considère comme assujettie à la TVA l’indemnité de résiliation perçue à la suite de la résiliation anticipée d’un contrat de téléphonie assorti d’une période d’engagement minimale et incluant des services à prix avantageux, dès lors qu’elle vise à assurer à l’opérateur téléphonique une rémunération contractuelle minimale de la prestation effectuée.
Le Conseil d’Etat pose le principe selon lequel une personne physique doit être regardée comme exerçant une activité économique, et non la gestion de son patrimoine privé, lorsqu’elle met en œuvre des moyens importants tels que des travaux et que cela traduit une démarche de commercialisation active, même en l’absence de mise en œuvre de moyens de vente professionnel.
Une telle démarche peut être suffisamment caractérisée au regard du seul critère de l’importance des travaux de viabilisation réalisés par le vendeur préalablement à la cession.
Le Conseil d’Etat considère que les intérêts d’emprunt souscrit par une SCI sont déductibles des revenus fonciers, dès lors qu’à défaut d’emprunt la SCI est susceptible de perdre ses revenus fonciers.
Cette décision, inédite à notre connaissance, infirme la doctrine administrative qui exclut toute déduction des revenus fonciers d’une SCI des intérêts d’emprunt que cette dernière a contracté pour racheter les parts d’un de ses associés (BOI-RFPI-BASE-20-80 n° 20).
Le Conseil d’État précise que le changement d’activité s’apprécié sur une période qui s’étend de l’exercice de naissance des déficits en cause jusqu’à celui au cours duquel est effectuée la demande tendant à leur transfert, et non aux seuls exercices déficitaires.
Il juge par ailleurs que la circonstance que l’activité à l’origine des déficits ait été en tout ou partie transférée par anticipation, avant l’opération de fusion ou assimilée, à la société qui la poursuit et demande à ce titre le transfert des déficits qui y trouvent leur origine, ne saurait être regardée comme un changement significatif d’activité justifiant le refus de l’agrément sollicité.
Le 3ème projet de loi de finances rectificatives prévoit la faculté pour les entreprises de demander dès 2020 le remboursement immédiat de leur solde de créances de carry-back, ainsi que des créances qui viendraient à être constatées en 2020.
Cette demande devra être effectuée jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration de résultats de l’exercice clos au 31 décembre 2020.
En ce qui concerne le déficit constaté au titre de 2020, la demande pourra être faite dès le lendemain de la clôture de l’exercice, sans attendre la liquidation définitive de l’impôt avec une tolérance d’estimation de 20 %.
Les opérations de fusion et scission sans échange de titres peuvent désormais être enregistrées gratuitement.
Du fait de l’épidémie de Covid-19, l’administration permet que le dépôt des actes des entreprises et des sociétés auprès des services de l’enregistrement soit effectué par voie dématérialisée (courriel). Cette mesure s’applique jusqu’au 10 juillet 2020.
Sont concernés les actes constatant la transformation d’une société, l’augmentation, l’amortissement ou la réduction de son capital, les actes rédigés par un notaire, et ceux présentés volontairement à la formalité.
Le Conseil d’Etat retient une acceptation classique de la rétroactivité fiscale en jugeant que les opérations, telle qu’une augmentation de capital, intervenues entre la société confondante et la société confondue dans le cadre d’une opération de confusion de patrimoine doivent être neutralisées, de lors que sur la période intercalaire les deux sociétés sont fiscalement réputées ne faire qu’une.
A contrario des cours administratives d’appel, le Conseil d’Etat, saisi pour la première fois sur les conditions d’application du régime de TVA sur marge, confirme la condition d’identité juridique requise par la doctrine administrative.
Au cas particulier, la Haute juridiction administrative considère que ce régime n’est pas applicable à la cession d'un terrain acquis fiscalement comme un immeuble bâti, mais revendu en tant que terrain à bâtir à la suite de la démolition de l'immeuble qui y était édifié.
Le Conseil d'Etat rappelle que la condition d'habitude, requise pour la qualification de l'activité de marchand de biens, s'apprécie sur plusieurs années et non année par année.
Ainsi, l'absence d'opération de revente au cours d'une année ne suffit pas à elle seule à écarter la qualification de marchand de biens et par conséquent l'assujettissement à l'IS.
Dans une décision du 13 mars dernier, le Conseil d’Etat rappelle qu’une provision devenue sans objet au cours d’un exercice doit être réintégrée au bilan de clôture de ce même exercice, sauf si la provision litigieuse n’était pas déductible dès son origine.
Elle doit alors être corrigée dans le bilan de clôture de l’exercice au cours duquel elle a été irrégulièrement constituée, ou, si cet exercice est prescrit dans les résultats du premier exercice non prescrit.
L’indication du montant des conséquences financières des rectifications proposées constitue une garantie pour le contribuable.
Toutefois, si la proposition de rectification doit indiquer de quelles catégories de revenus relèvent les différentes bases rectifiées, elle n’a pas l’obligation de ventiler les droits qui résultent des rectifications entre ces différentes catégories.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a jugé que des sociétés bailleresses des locaux nus, situés dans un centre commercial, ne sont pas des sociétés à prépondérance immobilière dès lors qu’au regard des dispositions particulières des contrats de bail (loyers fixés sur le chiffre d’affaires, acquisition des travaux en fin de bail, participation des preneurs aux dépenses de promotion et de publicité du centre commercial) les locaux doivent être considérés comme affectés à leur propre exploitation commerciale.
Or, en matière d’IS, les biens immobiliers affectés à sa propre exploitation commerciale ne sont pas pris en compte pour l’appréciation de la prépondérance immobilière d’une société (BOI-IS-BASE-20-20-10-30-31 n° 100).
La Cour de Cassation, rappelle que la résolution d’un contrat de vente a pour effet de remettre les parties dans l’état où elles se trouvaient avant la conclusion du contrat « indépendamment du point de savoir si l'acquéreur est assujetti ou non à la taxe sur la valeur ajoutée ».
Par conséquent, la TVA acquittée initialement par l’acquéreur doit lui être restituée. Cette solution retenue sous l’égide des anciens textes est également applicable en vertu de nouvelles dispositions du Code Civil.
En principe, les prélèvements des associés réalisés sur compte courant débiteur sont taxés comme des revenus distribués.
Toutefois, le Conseil d’Etat rappelle qu’en cas de variation du solde débiteur du compte courant de l’associé d’une année civile sur l’autre, seule la différence positive entre ces deux soldes est imposable.
Autrement dit, si les sommes dues par l’associé à la société ont diminué au cours d’un même exercice, les prélèvements de l’associé au cours de cet exercice ne sont pas imposables.
Le Conseil d’Etat considère que le fait générateur d’un avantage occulte constaté à l’occasion d’une VEFA, en raison d’un prix minoré, intervient à la date de la vente, alors même que les ouvrages ne sont acquis par l’acquéreur qu’au fur et à mesure de l’exécution des travaux.
Par conséquent, l’avantage occulte perçu par l’acquéreur est imposable, en tant que revenu distribué, au moment de la vente et non à la livraison.
La Cour administrative d’appel de Paris considère :
- qu’un GIE prélevant ses cotisations ne peut pas être regardé comme fournissant à ses adhérents une prestation de service, le versement des cotisations ayant pour seule contrepartie la possibilité pour ceux-ci de bénéficier d'une réaffectation d'une part des cotisations,
- que les adhérents en facturant au GIE la fraction des cotisations à redistribuer ne peuvent être regardés comme rendant une prestation de service soumise à la TVA.
Conformément à la jurisprudence du Conseil d’Etat, la Cour d’appel de Versailles retient une approche économique du coût d’acquisition et considère que les distributions de dividendes, prélevés sur capitaux propres, qui constituent des remboursements d’apports, viennent en diminution du prix de revient des titres de la société distributrice.
Par conséquent, dans cette hypothèse, la plus-value de cession des titres de la filiale doit être calculée en soustrayant du prix de revient des titres le montant de la distribution de dividendes.
Le Conseil d’Etat juge que l’envoi d’un avis de mise en recouvrement est régulier même s’il a été envoyé à une autre adresse que le siège de la société, dès lors que le pli est effectivement parvenu à la société.
POLITIQUE TARIFAIRE
RAPPEL DES PRINCIPES ESSENTIELS
L’avocat informe son client des modalités de détermination des honoraires après avoir pris connaissance de l'ensemble des éléments du dossier. Les honoraires sont fixés selon les usages en fonction notamment de la difficulté de l'affaire et des diligences prévisibles.
MODALITÉS DE FIXATION
Dans le respect des normes réglementaires et déontologiques, nos honoraires sont fixés en toute transparence dans le cadre d'une lettre de mission préalable à la prise en charge du dossier.
Conformément aux règles déontologiques régissant la profession d'avocat, le Cabinet retient deux méthodes de fixation des honoraires :
- Facturation au temps passé
- Facturation d’un honoraire forfaitaire
CONTACT
PLEIADE AVOCATS - CABINET WATRIN
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